Dans un jardin chinois, le juge Ti
Le mystère du jardin Chinois
..Ou plutot l'histoire de comment le juge Ti se prend pour le Cidrolin de Raymond Quenaud...
Il pleut, les fleurs du cerisier rose jonchent la terrasse comme après une cérémonie indienne, et au chaud sous la couette, je lis. Encore une fois le délicieux juge et ses charmantes épouses m'ont offert un beau voyage, un triple voyage: dans la Chine des Tangs, sa littérature et sa culture, dans un jardin aux cinq saisons, et dans les diverses façons d'envisager la grippe aviaire.
Le livre posé, la tête farcie de citations, je regarde par la fenètre mon jardin humide d'un oeil nouveau. Littérature et jardinage fond décidément bon ménage, Candide ne me contredirait pas. La pluie semble s'éloigner, les oiseaux réapparraissent, les tulipes sont des coupes lourdes devant les fleurs de pommiers vaporeuses accrochées aux branches.
Mais voici qu'une ombre se dessine sur mon front: quel est le dessein, le dessin de mon jardin?
Mais cet article ne traite pas de mon jardin, mais de celui où le juge Ti est parti se reposer. En bon ouvrage bien construit, à l'ancienne, il explique le comment et le pourquoi, pourquoi cet éminent personnage trimballe sa marmaille et ses épouses à la campagne, pourquoi il ne se reposera pas du tout et il y a même un épilogue tragique satisfaisant!
A recommander pour un après midi de pluie au jardin du printemps.
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