Lobsang Dorjee, Lama

Akhe Lobsang, mon frère, mon ami

L'automne venu tu es  parti

Trop tôt  trop loin trop vite trop tard

L'automne me blesse par ton départ

 

Lama Lobsang mon coeur est sans joie

Le ciel moins vif la terre moins belle de toi

Que dire mon Lama moi qui n'ai pas ta foi

Repos éternel, cendres et reviens là-bas

 

Où est la liberté sous le poids du karma

Les pas lourds de l'exil t'ont porté jusque là

Funérailles célestes ça tu n'en auras pas

Ici c'est un enfer sans aigles tu brûleras

 

Le coeur réduit en cendres tu t'en iras

Vers ton Tibet sans ailes, mon Lama, quel chagrin

Dans mes rêves encore ton Tibet m'est si loin

Comme un petit enfant peut-être tu reviendras

 

Tes cendres seules ce soir rentrent à la maison

Puisse-tu renaitre  homme libre  heureux  fort

Puisse-tu renaitre, frère, pour nous aimer encore

Nous te tiendrons si fort si nous te retrouvons

 

Jusqu'à ce qu'à nos tours nos destins nous emportent

Et là mon vieux Lama c'est toi qui pleurera

En nous portant en terre mon vieux tu pleurera

Tout recommencera c'est le vent du karma

 

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